Les Nations Unies cherchent 358 millions pour le Pakistan
« Les conséquences de la catastrophe saggravent », explique John Holmes,
sous-secrétaire des Nations Unies aux affaires humanitaires et responsable
des secours d'urgence. « L'ampleur de la catastrophe est énorme tout comme
les besoins des victimes. Nous cherchons donc à rassembler 358 millions
d'euros pour contrer les effets de la catastrophe à court terme ».
Le représentant pakistanais auprès de l'Organisation des Nations Unies,
Abdullah Hussain Haroon, a souligné la gravité de la catastrophe et a
souligné l'impact de cet événement sur l'économie du Pakistan. « 6.000
villages ont été détruits, les déplacements entre régions ne sont plus
possibles, le téléphone ne fonctionne plus, les routes ont disparu. C'est
comme on retournait à la préhistoire », précise le diplomate.
Selon l'ONU, plus dun demi-million de personnes ont besoin d'un abri et 2,7
millions d'enfants doivent avoir accès aux soins durgence. Dans la province
la plus touchée de Khyber Pakhtunkhwa 2,6 millions de personnes sont
toujours en attente de denrées alimentaires.
« J'ai rencontré des gens dans la vallée du Swat qui avaient marché pendant
quatre jours pour trouver de la nourriture pour leurs familles », explique
Jane Coccking dOxfam qui se trouve actuellement dans le pays. « C'est une
course contre la montre ».
L'appel urgent (flash appeal) de lONU est de courte durée (de 30 à 60
jours). À plus long terme, il reste encore beaucoup de choses à faire,
précise Martin Mogwanja, le coordinateur des Nations Unies pour les affaires
humanitaires au Pakistan avec un total de 800 millions d'euros qui seront
nécessaires pour réparer les dégâts. Avant lappel urgent de lONU, la
communauté internationale avait déjà promis dapporter 120 millions euros au
Pakistan pour venir en aide aux populations touchées par la catastrophe
naturelle. Les États-Unis ont promis 48,3 millions deuros, la Grande-
Bretagne 25,5 millions deuros et lAustralie 7 millions deuros.
(FIN/IPS/2010)


